Lifestreaming or Lifekilling?

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Le problème, c’est qu’on ne sait pas tout à fait ce que l’on perd à essayer. Mais je me lance, à moitié…

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Encore du compost!

Bon, j’ai eu des questions au sujet du lombricompost (ou vermicompost). Je vais tenter d’y répondre le plus clairement possible.

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Il s’agit surtout d’une formule de compostage intérieur puisque les vers ne survivent pas à nos hivers. C’est donc une alternative, ou un complément, au composteur domestique que l’on connait, qui se garde sur le balcon ou au jardin.

Il y a des limites à ce qu’on peut donner aux vers: ceux-ci ne peuvent ingurgiter que l’équivalent de leur poids à chaque jour. Donc, pour un demi kilo de vers dans votre bac, seulement un demi kilo de résidus devront y être déposés. Le reste, au dépotoir.

Il est possible de se construire son propre lombricomposteur, avec une boîte de plastique dont le couvercle a été soigneusement mais minusculement perforé. Certains conseillent de perforer le socle, et de mettre un plateau de drainage sous la boîte. Cependant, à l’éco-quartier Côte-des-Neiges, point de chichi. On ajoutait aux résidus de fines déchirures de papier pour controler l’humidité. Une technique qui semblait bien fonctionner pour eux.

Et ne vous précipitez pas avec votre pelle au parc du coin: il ne s’agit pas de vers de terre communs, ceux qu’on accroche à l’hameçon et qui font la mort de nos poissons. On utilise pour le compost des vers rouges… et je ne peux vous en dire plus.

Pour plus d’info, Le Jardin Botanique de Montréal a concocté un petit résumé bien pratique. Cliquez sur l’image:

Picture 2

Et si vous voulez tout de suite passer à l’action, cette entreprise offre des “kits”, des bacs, des vers… tout pour le joyeux écolo en vous. Des explications pratiques aussi.

Picture 3

Pour un peu d’expérience vécue, je vous propose un article de blog sur Jardin Eco.

Autres liens:

Vermicompostage, eco-quartier.ca
Worm Girl Montreal

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Catégories: Écologie 2 commentaires »


Composter à Montréal

Puisque je ne veux pas travailler pour rien, je vous présente le topo radio sur le compost que j’ai fait à la session dernière.

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Vous pourrez apprécier ma voix 24 sur 24 maintenant. Chanceux…

Si vous avez des questions sur le sujet, n’hésitez pas à m’écrire!

http://www.public-domain-image.com (public domain image)

Compost Montréal
3937 Ste-Émilie
Montréal Qc H4C 2A2
514-690-5773

Éco-quartier Côte-des-Neiges
6767 Côte-des-Neiges, bureau 591
Montréal (Québec) H3S 2T6
Téléphone: 514-738-7848

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Catégories: Écologie 2 commentaires »


Retour sur la conférence de Lionel Jospin

Rien de nouveau sous le soleil de la crise financière. Lionel Jospin énonce à haute voix ce que nous pensons et disons aussi à haute voix, mais sans tous les auditeurs pendus à nos lèvres. M. Jospin est plein de réserve quant à l’enthousiasme qui a suivi la tenue de la réunion du G20.Des progrès, certes, mais nous sommes loins de la solution. Les grands de ce monde ont-ils mal cerné le problème, où passent-ils volontairement à côté des véritables enjeux de cette crise?

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Je vous propose des extraits de la conférence de M. Jospin que j’ai enregistrée avec permission. Désolée de ne pouvoir vous en offrir plus, mais je crois pas y avoir droit… Les extraits sont séparés par quelques secondes de silence, pour montrer où il en manque des bouts.

Mes talents pour le audio editing sont… en fait ils ne sont pas, je n’en ai aucun. Ça viendra sûrement.

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Examinez votre vie

“We should break this root in nature…. we should be more artificial” Slavoj Zizek (pardonnez l’orthographe, je ne sais pas comment faire le “z” avec bulle)  Est-ce le propre du philosophe de décortiquer la vie, l’existence, l’agir? Certainement pas. La philosophie des livres et des classes d’école restent encore le point de départ de nos [...]

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poster_largeWe should break this root in nature…. we should be more artificial”

Slavoj Zizek (pardonnez l’orthographe, je ne sais pas comment faire le “z” avec bulle)

 Est-ce le propre du philosophe de décortiquer la vie, l’existence, l’agir? Certainement pas. La philosophie des livres et des classes d’école restent encore le point de départ de nos questionnements et de nos réflexions.

Dans le but d’alimenter la pensée, et probablement dans le but de forcer les philosophes de notre temps à vulgariser et résumer leur propos, Astra Taylor, Lea Marin et Bill Imperial ont demandé à des grands noms de parler philosophie, devant la caméra, 10 min top chrono. Résultat: Examined Life.

Cela donne un éventail très large mais riche d’idées. Certains d’entre eux m’ont donné envie de renouer avec cette discipline que j’affectionais tant pendant mes premières années universitaires.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Ex1XV52L3OQ&hl=en&fs=1&]

Slavoj Zizek, sur l’idéologie de l’écologie et sur fond de dépotoir

L’écologie serait le nouvel “opium du peuple”, pour reprendre l’expression de Marx. L’écologie a remplacé la religion pour justifier le oui et le non, ce qu’il faut faire de ce qu’il ne faut pas faire. De plus, cette idéalisation de la nature, comme un tout harmonieux et paisible que l’être humain est venu saccagé est un non sens. La nature est catastrophe. Au lieu d’essayer de nous enraciner dans ce concept de la nature immaculée, nous devrions au contraire nous en éloigner le plus possible, et “devenir plus artificiels”.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=U3x5X67OWj8&hl=en&fs=1]

Kwame Anthony Appiah à l’aéroport, sur le cosmopolitisme

examinedlifephoto06Appiah discute des “conflits de valeur” qui sont en fait un témoin de notre manque d’éthique et de moralité. Pour résumé grossièrement, nous vivons à une époque où notre “communauté” possède des millions ou des milliards de têtes. Nous ne sommes pas fait pour ce genre de discussion, nous sommes capables de faire du un à un, mais un avec tous, non. Notre but moral devrait donc être de trouver une solution à ce rapport multiple.

“Ne rester ou ne regarder que ça communauté, son local, ça, ça n’est pas moral. Mais l’oublier complètement nous éloignerait, selon moi, de notre humanité. Ce que nous devons apprendre, c’est comment vivre avec les deux”, Appiah (traduction libre).

Cosmopolitanism: Ethics in a World of Strangers, Appiah
un résumé du livre

Judith Butler and Sunaura Taylor, sur le corps

Sunaura Taylor est handicapée et se déplace à l’aide d’un fauteuil motorisé. Et elle prend des marches. Quand elle se commande un café, elle aimerait bien le transporter jusqu’à la table avec sa bouche, elle en est capable. Mais ce n’est pas un usage buccal socialement accepté.

Butler raconte l’histoire d’un garçon de 18 ans, qui avait une démarche très féminine. Un jour, il s’est fait attaqué par un groupe de jeunes du quartier. Ils l’ont lancé par dessus un pont et le garçon est mort. “Une démarche peut-elle être si dangeureuse?” se demande-t-elle.

Une conversation sur ce qu’est le corps, ce qu’on peut faire avec, et même sur ce que que veut dire l’humanité d’un être.

Bien évidemment, certains philosophes vulgarisent mieux que d’autres. Toutefois, Examined Life reste aussi accessible que peut l’être son propos. Un exercice pour libérer sa pensée et se construire un esprit critique.

Le film est présenté jusqu’à vendredi au Cinéma du Parc.

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Catégories: FilmPhilosophie 2 commentaires »


Pétrole

Lorsqu’on parle de la crise énergétique, nous sommes plusieurs à connaître le sujet sans nécessairement en comprendre tous les enjeux et les mécanismes. Dans son livre « Au bout du pétrole » publié aux Éditions MultiMondes, Normand Mousseau vulgarise le très large sujet sans toutefois sacrifier la qualité de l’information et la quantité de détails transmis au lecteur.

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Pour vous mettre l’eau à la bouche, ou pour vous contenter si vous n’avez pas le temps de le lire, je vous propose un résumé des sections qui m’ont le plus accrochée.

Le cas particulier des sables de l’Alberta

Un sujet intéressant car des plus controversés et discutés au pays est celui des sables bitumineux de l’Alberta. Les gisements au nord de cette province représentent à eux seuls la plus grande réserve de pétrole exploitable au monde bien que la technologie actuelle ne permette l’extraction que du cinquième de la quantité présente. M. Mousseau explique en quoi ces réserves sont en fait un « cadeau empoisonné ». Le processus géologique qui a mené à la formation de ces mares est différent de celui des puits plus conventionnels comme on en retrouve au Moyen-Orient. Le pétrole y est mélangé au sable et se trouve proche de la surface où s’évaporent plusieurs gaz légers. Il en reste un liquide lourd aux chaînes d’hydrocarbures plus longues, appelé asphalte ou bitume, plein d’impureté et fortement toxique.

Les sables bitumineux nécessitent une technique d’extraction du pétrole complexe et coûteuse. On utilise en Alberta les plus gros camions de la planète pour creuser et déplacer les sols (un autre coût environnemental à ajouter sur la liste). Chaque baril de pétrole extrait requiert l’équivalent d’un à deux tiers de baril de pétrole en énergie de production. Le bénéfice net n’est pas énorme.

Normand Mousseau rappelle aussi que ces sables se retrouvent sous une forêt boréale que l’on arrache pour puiser le carburant fossile. Le terreau est mis de côté pour être réutilisé par la suite, mais les études sur le succès de cette technique de replantage ne sont pas assez convaincantes pour pouvoir se flatter d’avoir trouver une solution écologique. On sait par contre que cette déforestation libère des gaz à effets de serre, du méthane et du gaz carbonique (et oui, vous pouvez aussi ajouter cela à la liste).

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Parmi les autres impacts environnementaux des sables bitumineux on compte les déversements d’eaux sales dans les rivières. En effet, le pétrole emprisonné entre les grains de roches doit être chauffé à la vapeur pour pouvoir se liquéfier et se séparer du reste. Au passage, la vapeur recueille un tas de saletés; bien que décantée avant d’être déversée, l’eau demeure encore polluée lorsqu’elle retourne dans le réseau hydrographique. Quant aux autres déchets, on les utilise pour remplir les trous creusés.

Économie et politique

Non seulement l’auteur explique en détail l’aspect scientifique du problème, il relève aussi les aspects politiques et économiques indissociables de la crise de l’énergie. Dans le cas du Canada, l’importance économique des réserves pétrolières de l’Alberta et les problèmes écologiques qu’elles engendrent éclairent la position du pays sur le protocole de Kyoto ainsi que ses rapports avec les Etats-Unis. Ces derniers sont toujours en quête d’or noir, leurs réserves diminuant d’année en année, et ils se tournent vers une des réserves les plus importantes en se fiant sur l’avancée des technologies pour mettre les sables à profit.

La crise énergétique touche (et touchera encore plus dans un avenir proche) tous les secteurs de notre société, de l’agriculture au transport en passant par l’armement. Les engrais utilisés sur les sols sont pour la plupart de nature pétrolière, même lorsqu’il s’agit de produire des céréales pour des biocarburants. En fait, chaque secteur se fera la guerre pour gagner le contrôle de l’or noir. Selon l’auteur, les technologies d’aujourd’hui ne sont pas en mesure d’offrir d’alternatives viables à long terme et à grande échelle.

Les biocarburants et le gaz naturel font l’objet de chapitres précis, l’auteur discutant ainsi des autres ressources déjà utilisées de façon inégale sur la planète. Mais chacun de ces combustibles « non conventionnels » ou renouvelables ne peut remplacer le pétrole. M. Mousseau ne manque pas, par contre, de lancer des pistes de solutions, mentionnant au passage des cas précis comme celui de la Suède où les conditions climatiques sont semblables aux nôtres. Ce modèle de réduction drastique d’utilisation du pétrole, que les Suédois veulent boucler d’ici 2020, pourrait servir de canevas à des projets canadiens. Il existe même dans ce pays scandinave un programme de subvention afin d’aider les citoyens à convertir leur chauffage .

Si vous me connaissez, je peux même vous prêter le livre. Enfin, si je vous connais et vous aime bien.

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